Quelques personnages célèbres dont le nom comporte Djehouty ou Thot
Le prince Thoutmôsis, est le fils aîné du roi Amenhotep III, et probablement de son épouse Tiyi. Peu de vestiges au nom de Thoutmôsis nous sont parvenus permettant de détailler avec précision la vie du prince, cependant un certain nombre d'objets à son nom permettent comme un puzzle de reconstituer son parcours ou en tout cas de le retracer. On peut raisonnablement supposer qu'en tant que prince il fut élevé dans l'école du kep, institution royale du Nouvel Empire destinée à l'éducation des princes égyptiens ainsi qu'étrangers qui étaient envoyés à la cour de Pharaon afin d'y recevoir la meilleure éducation du moment. Il aurait par la suite embrassé une carrière militaire. Un fouet découvert dans la tombe de Toutânkhamon portant une inscription au nom d'un prince royal Thoutmôsis, chef des troupes pourrait lui avoir appartenu, aucun autre simple prince de sang de la dynastie n'étant connu avec ce nom. Par la suite il est en tout cas nommé à la tête du clergé memphite par son père et sert ainsi en tant que grand prêtre de Ptah à Memphis. Il porte alors les titres de Grand voyant des Prêtres de Haute et Basse Égypte, Grand prêtre de Ptah, et de Prêtre-sem de Ptah. Il est également nommé directeur des prophètes en Haute et Basse-Égypte, ce équivaut au titre de ministre des cultes du pays tout entier[3]. Il occupe donc une des places les plus importantes dans la hiérarchie de la cour du roi et de l'administration du pays, étant de fait le gouverneur de vastes domaines rattachés aux institutions religieuses dont il avait la charge. En tant que grand prêtre de Ptah il procède aux rites et aux cérémonies de l'antique capitale et est chargé du culte funéraire du dieu Apis, inaugurant à Saqqarah une nouvelle nécropole pouvant accueillir les dépouilles momifiées des taureaux sacrés. À cette époque les tombes sont conçues comme des hypogées individuels surmontés d'une chapelle de culte. L'un de ces tombeaux portant précisément des reliefs au nom du prince a été retrouvé par Auguste Mariette à la fin du XIXe siècle. De Memphis provient un autre artefact au nom du prince, découvert par Jacques de Morgan en 1892 lors des fouilles qu'il entreprit dans les ruines de l'antique capitale située à Mit-Rahineh. Il s'agit d'un sarcophage pour une chatte nommée Ta-miou, ayant appartenu à Thoutmôsis. Ce coffre en calcaire prévu pour accueillir la dépouille momifiée de l'animal est conservé au musée du Caire. Thoutmôsis était probablement le prince héritier du trône en tant que fils aîné du roi. Il semble avoir vécu jusque dans la troisième décade du règne de son père, avant de disparaître des archives. C'est alors son frère cadet Amenhotep IV, plus connu sous le nom d'Akhénaton, qui succédera à leur père sur le « trône d'Horus des vivants ». Le tombeau de Thoutmôsis n'a pas été retrouvé à ce jour. En tant que fils aîné du roi, potentiel héritier du trône, il pourrait avoir été prévu à Thèbes, mais aucune tombe de la vallée des rois ne permet de confirmer cette hypothèse. En tant que grand prêtre de Ptah il peut tout aussi bien avoir été aménagé dans la nécropole régionale de Saqqarah, comme d'autres grands pontifes ayant occupé cette charge avant lui ou après lui auront le privilège de se faire inhumer auprès du dieu qu'ils ont servi et accompagné dans sa dernière demeure. Son tombeau a probablement été pillé, une statuette funéraire à son nom étant apparue sur le marché des Antiquités et conservée aujourd'hui au musée du Louvre. Dans la même collection un vase en albâtre à son nom pourrait également provenir de son tombeau.
Thoutmes, le sculpteur
Alain Zivie, La tombe de Thoutmes, directeur des artistes dans la Place de Maât. Caracara Edition, Toulouse. Parution début 2011. Thoutmes, qui exerça son art sous le règne d’Amenhotep (Aménophis) III et au moins au début de celui d’Akhénaton, a décoré lui-même une partie de sa tombe et ces décors sont exceptionnels à plus d’un titre. Cette sépulture et ce maître suscitent donc des interrogations cruciales auxquelles cette publication se proposera de répondre. Après La tombe de Maïa, cet ouvrage est le second titre de la série intitulée Les tombes du Bubasteion à Saqqara, consacrée à la publication des principales tombes découvertes, fouillées, étudiées et restaurées par la Mission Archéologique Française du Bubasteion. Il constituera la publication scientifique complète de la tombe Bubasteion I.19 (connue aussi sous le nom de « tombe des artistes »), découverte à Saqqara en novembre 1996. Comme pour le précédent volume, les textes seront retranscrits avec leur translittération et leur traduction, tandis que les représentations figurant sur les parois seront décrites et commentées. Il a été possible d’en saisir l’essentiel alors qu’elles sont parfois à peine visibles, mais un important travail de nettoyage et de fixation des parois décorées s’est avéré nécessaire pour assurer leur conservation et faciliter leur « déchiffrement ». Cet hypogée est très différent de ses voisins. Il est de très petite taille et son propriétaire n’était pas un haut dignitaire, voire une dame de sang royal comme sa voisine immédiate, Maïa (Bub. I.20), alias la princesse Méritaton (Mayati). C’était un homme de la communauté qui oeuvrait au creusement et à la décoration des tombes de la Vallée des Rois, ces serviteurs dans la Place de Maât intimement associés au site de Deir el-Médineh à Thèbes. Il était plus précisément un directeur des scribes des contours, c’est-à-dire un peintre et même un graveur dans son cas, en un mot et pour faire simple : un artiste. Son père comme son fils aîné ont occupé la même fonction. D’autres artistes rattachés à la Place de Maât sont également présents dans cette tombe, en particulier Kenna, qui pourrait être le « copropriétaire » de cette tombe.
Thoutmôsis est un vizir qui exerça ses fonctions successivement sous Thoutmôsis IV et Amenhotep III (XVIIIe dyn).
Thoutmes, le vizir
Thoutmes, le directeur des scribes des contours
Djehoutymes, le prince
Le Fils Royal de Koush ou vice-roi de Nubie, est une des fonctions les plus importantes de l'administration royale de l'Égypte du Nouvel Empire soit la troisième après celles des vizirs de Basse et de Haute-Égypte. Cette fonction apparaît avec l'annexion de cette région par les pharaons de la XVIIIe dynastie.
Djehouty, fils royal de Koush sous Ahmosis
Djehoutymès, fils royal de Koush sous Akhenaton
Sous Amenhotep III et sous son successeur, Amenhotep IV, deux autres hauts dignitaires, fils royaux de Koush, se disaient de même « Né[s] de Thot ».
On entre dans la tombe TT 295 d'el Khokha par une ouverture située dans l'extrémité gauche du mur Ouest de la tombe TT 296 de Nefersekherou en descendant dans un court passage qui remonte très vite (vue). La tombe elle même est constituée par deux pièces dont seule la première est décorée. Par une ouverture dans le mur Nord on accède à une dépendance non décorée dans laquelle est creusé le puits funéraire. La tombe remonte à l'époque de Thoutmosis IV ou de son père Amenhotep II. Le propriétaire est Djehoutymes, encore appelé Paroy, qui porte les titres de "Supérieur des secrets dans le Coffre d'Anubis, Prêtre-Sem dans la Bonne Maison, embaumeur". Ses parents sont le "prêtre-sem de la bonne maison" Sennetjer et la dame Senemiahbet. Deux épouses sont mentionnées : Nefertari, Rennoutet. Un fils est identifié: Houy, les filles ne sont pas nommées.
Djehoutymès, tombe TT295
La tombe de Djehoutymès en Egypte. Vallée des Reines. Vallée des Rois. Vallée des Nobles. Auteur: KAKOSY L. 1990 Djehoutymès, ministre de Ramsès 2 possédait à El-Khoka, pour lui-même et son épouse Isis une tombe magnifique décorée de scènes du Livre des Morts. Découverte par Richard Lepsius en 1844, cette tombe remarquable n'avait jamais fait l'objet de fouilles archéologiques avant l'intervention de la mission hongroise en 1983 Revue: Dossiers d'Archéologie (Les) Source: 1990, vol. 149-150, pp. 112-115
Bibliographie: http://www.osirisnet.net/tombes/nobles/djehoutymes/djehoutymes.htm http://www.caracaraedition.com/la-tombe-de-thoutmes-directeur-des-artistes-dans-la-place-de-maat.html http://fr.wikipedia.org http://cat.inist.fr
Djehoutymès, tombe TT32
Il y a évidemment beaucoup d'autres personnages plus ou moins célèbres à avoir porté le nom de Djehoutymes mais le but de cette page n'est pas de les recencer tous, ce qui serait d'ailleurs une tâche ardue, voire impossible... Vu sur un site de vente aux enchères publiques à Paris: - oushebti de Djehoutymès le chef des troupeaux, en fritte émaillée blanc crème , vêtu du costume des vivants. Inscription verticale peinte sur le devant.(Restaurations) Réf. Aubert, Statuettes égyptiennes, Librairie d'Amérique et d'Orient, 1974, p. 106, Egypte, Ht. 16 cm - oushebti de Djehoutymès le grand des Cinq, en fritte émaillée blanc crème. Inscription verticale peinte sur le devant. (Recollé à la taille) Réf. Aubert, Statuettes égyptiennes, Librairie d'Amérique et d'Orient, 1974, p. 122,Egypte Ht. 15 cm
Sarcophage de la chatte du prince Thoutmôsis, nommée « Ta-miou » (ce chat) © Véronique Noirhomme - exposition "Pharaon, Homme, Roi, Dieu", Valenciennes, 2007
LE sculpteur du fameux buste de Nefertiti du musée de Berlin! Sa maison à Akhétaton comprenait une chambre à coucher, une salle d'eau, des ateliers de travail et de grands entrepôts où mettre ses richesses en grain. Mais, avec la mort d'Akhénaton, et le retour à la capitale Thèbes, tout fut changé et la maison abandonnée. Les ouvrages que le sculpteur et ses ouvriers laissèrent derrière eux dans les ateliers furent enterrés sous le sable tandis que les murs en briques crues s'effondraient. Parmi les vestiges exhumés par les archéologues se trouve le fameux buste en calcaire peint de la reine Néfertiti, femme d'Akhénaton (exposé au musée de Berlin). Apparemment, Thoutmès a délibérément laissé le portrait inachevé, les orbites vides, comme un modèle de démonstration pour expliquer aux élèves comment insérer un oeil en verre. Ce buste élégant, maintes fois reproduit et universellement reconnu, a été découvert par les archéologues allemands. On a aussi retrouvé une autre étude de la reine (peut-être aussi un modèle) qui porte encore les repères peints par le sculpteur. Cette tête, d'ailleurs inachevée, est une des plus belles sculptures de l'ancienne Egypte. Selon les règles, l'artiste a voulu réaliser une tête à la fois ressemblante et idéalisée; mais il a aussi donné à ce beau visage l'expression de la vie intérieure. Les portraits de Néfertiti trouvés sur le site (il y en a eu plusieurs) font penser que Thoutmès a idéalisé les traits en recherchant l'élégance propre au style qui fleurissait sous le règne d' Akhénaton. Mais, on a aussi trouvé dans l'atelier des études de personnages inconnus, qui par contre, font sursauter par la force de leur réalisme. Comme 2 visages en plâtre, elles sont le reflet d'Egyptiens vivants, respirants. Le débat continu quant aux intentions de Thoutmès: il est possible que les pièces ressemblant à des masques aient été faites à partir de moulages pris directement sur les visages, parfois en deux parties (une marque en bas au milieu suggère un assemblage).
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