Règne de Thoutmosis IV: Nous ignorons dans quelles circonstances Thoutmôsis IV prend possession du trône. Il se peut qu’il soit devenu le maître du Double Pays après avoir écarté l’héritier légitime. Cette hypothèse se fonde sur la stèle dite du Songe que le roi fait élever entre les pattes du grand sphinx. Il y évoque un prodige qui lui était arrivé alors qu’il était adolescent: après une chevauchée dans la région de Memphis, il s'était assoupi à l’ombre du dieu. Pendant son sommeil, Rê-Harmakhis, le Sphinx lui-même, lui apparut et lui demanda d'ôter le sable qui l'ensevelissait petit à petit. Puis, le dieu dit : « Regarde-moi, jette les yeux sur moi, ô mon fils Thoutmôsis ; je suis ton père Harmakhis-Khépri-Rê-Atoum. Je te donnerai ma royauté sur terre à la tête des vivants. Tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le [dieu] héritier. Le pays sera tien dans sa longueur et dans sa largeur ainsi que ce sur quoi brille l'œil du Maître de l’Univers. Tu recevras les aliments des Deux Terres, ainsi qu'un abondant tribut de tout pays étranger, et une durée de vie comportant un long temps d'années...» Certains ont vu dans cette prophétie une tentative de la part du roi de légitimer a posteriori un pouvoir qui ne lui revenait pas de droit. Cependant, la promesse du dieu d’Héliopolis ne signifie pas nécessairement que Thoutmôsis ait usurpé le trône. En effet, dans une tombe de la nécropole thébaine (TT 64), son précepteur Héqarneheh affirme avoir instruit « le fils aîné du roi ». Il n’y a probablement pas lieu d’y voir une tromperie, bien que la tombe soit contemporaine du règne. Toujours est-il que, en l’absence d’indices irréfutables, il nous est impossible d’infirmer avec certitude, ni de confirmer, une usurpation du pouvoir, tant la documentation concernant Thoutmôsis IV est réduite. Pendant ses neuf années de règne, Thoutmôsis IV profite de la paix et de la stabilité que ses prédécesseurs avaient assurées à l’Égypte. Il n’est pas exclu toutefois qu'il ait mené campagne en Galilée, mais son mariage avec une fille d’Artatama Ier met fin aux affrontements qui avaient opposé ses prédécesseurs au Mitanni. En l’an 8, il entreprend une « campagne de victoires » en Nubie, sans doute une simple expédition punitive dans le «pays de W ȝwȝt ». Comme sous ses prédécesseurs, l’administration des « pays du Sud » était confiée à un « Fils royal de Koush ». Sous son règne c'est un certain Amenhotep qui rempli cette fonction et porte ce titre prestigieux qui ne cessera d'être employé jusqu'à la fin du Nouvel Empire. Quelques sites, peu nombreux, portent témoignage de son activité architecturale. À Amada, il ajoute une salle hypostyle au temple dédié à Amon-Rê et à Rê-Horakhty, dont Thoutmôsis III avait initié la construction. Il est également présent en Abydos, et il fonde un petit sanctuaire à El-Kab, que son fils Amenhotep III achèvera. À Memphis il fait ériger une porte monumentale ou un pylône. L'édifice est perdu mais un certain nombre de stèles de particuliers nous a conservé le souvenir de ce monument qui devait se trouver, selon l'endroit où elles ont été découvertes, à l'ouest de l'enceinte du grand temple de Ptah. Les reliefs qui l'ornaient le représentent devant le dieu Ptah dans son naos. Le roi coiffé de la couronne hem-hem est figuré dans l'attitude du massacre rituel des ennemis de l'Égypte. On a aussi retrouvé des traces de son activité à Gizeh, notamment au pied du sphinx, ainsi que dans le petit temple que son père avait fait édifié à proximité. C'est surtout à Thèbes que l'on retrouve son intervention. Dans le temple de Karnak, il termine l'obélisque inachevé de Thoutmôsis III, aujourd’hui place Saint-Jean-de-Latran à Rome, rajoutant des inscriptions aux côtés de celles de son grand-père et le dressant à l'est du temple d'Amon-Rê. Devant le quatrième pylône du grand temple il fait ériger une cour à portiques qui autrefois occupait toute la façade occidentale du grand temple de Karnak. De chaque côté elle englobait deux chapelles en albâtre destinées à recevoir les barques sacrées lors des grandes fêtes annuelles de la capitale. La cour et les chapelles seront démantelées quelques temps plus tard par son fils et héritier sur le trône et utilisée comme matériau de remplissage du IIIe pylône. Les archéologues en fouillant ce dernier pour le consolider, ont retrouvé l'essentiel de l'édifice de Thoutmôsis IV et l'ont patiemment reconstitué, tel un gigantesque puzzle. Comme les reliefs qui l'ornaient étaient protégés dans le massif du pylône d'Amenhotep III, ils sont en relativement bon état et ont conservé leur polychromie. Ils sont un très bel exemple de l'art de la XVIIIe dynastie. Il fit édifier son temple funéraire au sud-ouest de celui de son père, à l'écart de son hypogée de la vallée des rois (KV 43). Sa momie fut découverte en 1898 dans la tombe d'Amenhotep II (KV 35).
Famille: Entretemps, il y eut une césure dans les noms des Thoutmosides: Imenhotep II ou plus grécisé Amenophis II. Touthmosis IV est le fils de Tiâa I et d'Amenhotep II (selon quelques égyptologues, peut-être pas le fils légitime). Certains spécialistes pensent qu'à sa naissance Thoutmôsis IV n'était pas forcément appelé à régner, car il avait trois frères aînés qui ont été attestés : Ouebsenou (ou Oubensénou ou Webensenu) dont on ne sait rien mais qui meurt semble t-il jeune, Aménémopet (ou Amenhotep) qui est connu de la stèle C, trouvée dans le temple du Sphinx d'Amenhotep II où il est identifié comme un fils de ce Roi et Nedjem qui serait sûrement d'une autre épouse (inconnue). Djéhoutymès IV était le huitième pharaon de la XVIIIe dynastie. Manéthon lui attribue un règne de neuf ans et huit mois, ce que semblent confirmer les documents retrouvés, dont la date n'excède pas l'an 9. On situe son règne aux alentours de -1401 / -1400 à -1390 (Malek, Arnold, Shaw, Grimal, Krauss, Murnane). Il épouse Néfertary et Iaret, toutes les deux grandes épouses royales. Des six fils qu’on lui connaît, l’aîné lui succédera sous le nom d'Amenhotep III. La mère de l’héritier, Moutemouia, n’est mentionnée dans aucun document du règne. D’après C. Lalouette, elle serait une princesse mitannienne, fille d’Artatama Ier, laquelle aurait adopté le nom de Moutemouia, « Mout est dans la barque solaire », à son arrivée en Égypte. Amenhotep III sort sa mère de l’anonymat en la faisant représenter notamment dans le temple de Louxor, sur un relief de la « salle de la naissance », où elle est approchée par le dieu Amon pour concevoir l’enfant royal que Khnoum façonnera sur son tour de potier (voir chapitre Ibis_2e partie).
Les rois qui ont porté fièrement le nom de Djehouty
Titulature : Nom de naissance du quatrième pharaon porteur du nom de Thot: ZA Ra ∆Hwty mz prononcez Djehoutymès : "Celui qui est né de Djehouty" . Voici donc le quatrième et dernier roi d'Egypte à être appelé "enfant de Djehouty" !
Bibliographie: http://fr.wikipedia.org et http://antikforever.com
Djehoutymes IV
Anubis accueillant Thoutmôsis IV - Fresque de la tombe du roi (KV43) dans la Vallée des Rois - XVIIIe dynastie égyptienne Date : 24 août 2005 (2005-08-24) Auteur © Neithsabes
Origines Théogonie Fonctions 1e partie 2e partie Mythes l'ibis 1e partie 2e partie le babouin 1e partie 2e partie Seshat 1e partie 2e partie Galerie photos Art Pharaons Djehoutymes I Djehoutymes II Djehoutymes III 1e partie 2e partie Djehoutymes IV Personnages liens ContactRechercher sur ce site: